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Kent « La grande illusion »

Et si c’était à refaire Kent, vous le referiez ? On a envie de lui poser la question, mais la réponse est dans le titre, tout ça n’est qu’une grande illusion. Kent en passeur de mots.

Appeler son album « La grande illusion » c’est inévitablement faire un clin d’œil à Jean Renoir et son célèbre opus sorti en 1937. Certes, l’ex punk lyonnais ne fait pas dans le french touch, mais il est loin de jouer les Patrick Bruel et ses ineptes reprises d’un autre temps. Heureusement. Kent, a simplement la nostalgie facile et intelligente qu’il manie avec élégance dans une sorte de grand melting pot de la chanson française à l’accent des faubourgs mâtinée de pop parfois énervée (« Chagrin d’honneur »). Un univers qu’il habille de sa voix chaude et de quelques belles mélopées (« Rester amis ») dans des compositions originales. Et puis, il y a « Si c’était à refaire » (tient, un autre film, de Lelouche cette fois…) et ce magnifique exercice de spoken words sur fond de jazz avec un Sax neo wave que en renierait pas James Chance. Un beau moment qui mérite à lui seul l’achat de cet album. La poésie d’Hervé Despesse explose en bouche et semble proche de ses premiers émois punks. Dans la force et l’intention en tout cas excellemment bien mise en scène par Tahiti Boy, il fallait le souligner.

Hervé Devallan
Kent « La grande illusion » – (At(h)ome) – 3/5
A lire aussi, l’interview de Phil Pressing

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