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Docteur Sadd « 1997 »

Les prescriptions du Docteur Sadd sont aussi pléthoriques qu’efficaces. Aujourd’hui « 1997 » délivre sa dose de rock éternel et de ballades pop sans qu’on y trouve à redire. Non, le rock n’est pas mort en avril 94… Explications !

Docteur Sadd cover 1997Thomas aka Docteur Sadd a toujours eu le verbe facile et la sémantique définitive. A commencer par les noms d’album. C’est ainsi qu’en 2011, avec les Popstituées, un groupe de Créteil, il sort l’album « Le Rock Est Mort Un Jour d’Avril 1994 ». Quatre ans plus tard, on gagne quelques années puisque « 1997 » voit le jour. Notre bon Docteur semble donc avoir ressuscité le binaire qu’il n’est pas le seul à vouloir extraire du caniveau. L’ex journaliste du Monde Bruno Lesprit affirmant même dans un récent ouvrage que le « Rock n’roll est là pour rester ». Oui, le rock n’est pas mort, il est simplement devenu vieux. Depuis 20 ans, chacun puise dans la décennie de sa chair (des 50’s aux 90’s), les motivations et l’énergie de son désespoir. Le tout avec l’infime espoir d’en trouver la substantifique moelle et de l’interpréter au mieux des codes qui lui font honneur. Soit être toujours à la limite de l’émotion et de la sensation. Toujours en alerte, sur le fil. C’est la grande différence entre le tout venant et cette pure énergie fébrile et adolescente qu’il faut désormais réinventer à chaque album. Quel que soit son âge. Docteur Sadd s’y essaye avec un bonheur presque sans faille et une production qui flirte avec le stakhanovisme. Si on compte bien, « 1997 » est son 11ème album en 4 ans !! Que ce soit sous le nom de Zarathoustra, Popstitués, The Doc Sadd Initiative ou Docteur Sadd, le haut savoyard sait ce que produire veut dire.
Avec sa dernière livraison, cette urgence rock et cette zone d’inconfort sont touchées du doigt sur trois titres : « La fille que j’aime », « J’ai plus envie » et « D’astres en désastres ». Cette voix « à la limite » sur de belles guitares signe son rock. Davantage porté sur le mid tempo et la balade, le reste de l’album joue la séduction tout en douceur. Pour ce qui est de l’année 1997, aucune précision explicite n’est apportée dans les textes (en français !) du monsieur. Côté musique, les incursions grunges (puisque c’est de cela dont il est question dans les années 90 avec le brit rock en réaction) sont à peine effleurées. On est ici dans un rock presque 60 ou plus exactement de ses réminiscences parisiennes du début du siècle : BB Brunes, Second Sex et Parisians en tête ! Rock made in France.

Hervé Devallan
Docteur Sadd « 1997 » (PTP Records) – 4/5


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