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Mademoiselle K « Hungry dirty baby »

La parisienne s’invite à nouveau au grand bal du rock. Le vrai, l’indé, celui qui claque et qui provoque.

Mademoiselle K Hungry dirty babyD’habitude c’est à 50 ans qu’on envoie tout balader ! Quelle mouche a donc piqué cette jeune trentenaire ? Non contente de se faire virer de sa maison de disque (Roy Music) parce qu’elle avait décidé de chanter en anglais, elle monte son propre label (Kravache), change de musiciens, prend la basse et part en tournée. La formule power trio laisse entrevoir la couleur : c’est du brutal qui s’annonce. Gagné ! Du brutal, du direct et du corrosif : « J’ai fait un album en anglais parce que j’ai rien à dire, comme mes héros : David Bowie, The Cure, Radiohead ». Et à bien y regarder, il est effectivement vrai qu’hormis quelques snobs amateurs de Bob Dylan, personne n’a jamais prêté le moindre intérêt aux lyrics d’un groupe anglo-saxon. A commencer par les anglais eux même ! L’important, c’est le riff mon gars. Le rock c’est ça. Ce qu’a bien compris Mademoiselle K qui lâche les chevaux à grand coup de « fuck ». Le reste n’étant que littérature.
Etre née à Levallois Perret en 1980 et chanter en anglais dans un groupe de rock en 2015, on confirme qu’elle s’éloigne de sa zone de confort. Mais n’est ce pas le propre des Mademoiselle ? Avec ce quatrième album, elle confirme qu’en 2006 « ça me vexe » n’était pas un accident et que son ADN est chevillé au corps. Pas garage endiablé pour autant (l’opus est réalisé par Richard Woodcraft qui a bossé sur le dernier Etienne Daho), mais assez sauvage pour heurter un patron de label. On ne sait pas si elle gagnera de l’argent, mais elle fait du rock et nous, ça nous suffit pour acheter ses disques et la faire grimper au firmament de notre estime !

Hervé Devallan
Mademoiselle K « Hungry dirty baby » (Kravache) – 3/5


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