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SOMA : “On a tout effacé, tout recommencé, jusqu’au déclic”

soma live

Pour le groupe d’Istre, une certain page se tourne, celle d’avec son label Sony après deux albums sauvages et instinctifs. Aujourd’hui libre comme l’air, SOMA  prend le temps d’enregistrer un nouvel opus “à la maison” et de tester certains morceaux sur scène. Leur passage au Point Ephémère à Paris début décembre était l’occasion de leur poser quelques questions. 

Vous enregistrez actuellement votre 3ème album. Tout se passe bien ?
Lionnel Buzac : Oui, on enregistre dans mon studio. On avait besoin de liberté et j’avais envie de le réaliser, quitte à le faire mixer par quelqu’un d’autre. C’est un luxe de pouvoir prendre le temps et d’enregistrer un truc à 4h du mat si on le souhaite !

Vous avez déjà une idée de la date de sortie ?
L.B. : Pour l’instant, 12 titres sont finalisés, mais on veut en travailler une vingtaine pour vraiment avoir le choix. Quand nous serons satisfait de l’album, on annoncera la date de sortie. Cela dit, on ne laissera pas les gens sans nouvelles, on va faire écouter un morceau aux fans dans peu de temps !

Faut-il s’attendre à un album toujours aussi rock ?
L.B. : Pour moi le mot « rock » ne veut plus dire grand chose à l’heure actuelle. Une chose est sûre, nous sommes attachés au trio “guitare / basse / batterie”. Simplement, on les utilise différemment . On est allé chercher plus loin, en insufflant de l’air, en faisant évoluer notre jeu et notre son vers quelque chose de plus profond, plus personnel. Attention, l’énergie du live reste toujours présente ! On soigne également la production avec l’utilisation de nouveaux instruments et en effectuant un gros travail sur les mélodies et sur la voix.

Qu’avez fous fait depuis le deuxième opus ?
L.B. : On était sur scène ! La tournée un peu plus intense que sur le 1er album. Résultat, on a fait beaucoup de concerts, dans de toutes petites salles  jusqu’à des gros festivals comme Le Printemps de bourges ou Solidays. Début 2014, on s’est à nouveau mis à la compo pour le prochain album. La direction prise ne nous plaisait pas, alors on a tout effacé, tout recommence, jusqu’au déclic, il y a quelques mois…

Pourquoi avoir mis fin à la collaboration avec votre label Sony ?
L.B. : Notre contrat arrivait à son terme et on s’est posé la question – avec le label – de l’intérêt commun qu’on avait de continuer ensemble. De notre côté on a envie de faire pleins de choses nous même, nous avons désormais un outil de production à disposition et pas mal de copains talentueux près de chez nous qui travaillent dans l’image et le monde artistique en général.
En revanche, nous sommes très heureux des 2 albums réalisés avec le label. Si tout n’a pas été facile, on a pu se faire connaître, bosser avec des gens dont nous étions fans, rencontrer et tisser des liens, faire nos premiers plateaux télé, nos premières radios. ça reste un super acquis et une belle aventure.

SomaL’auto prod, un choix par défaut, un retour en arrière où la seule solution aujourd’hui ?
L.B. : Nous avons vécu l’autoproduction et la signature en major et dans les deux cas, rien a été facile. Aujourd’hui, les artistes doivent redoubler d’efforts et d’originalité pour sortir du lot, ce qui est plutôt une bonne chose. Au départ, c’est à l’artiste de créer son univers et de le peaufiner ; tout ce processus peut se faire en autoprod, c’est d’ailleurs plus sain. Si une maison de disque rentre trop tôt dans l’histoire, elle aura tendance à la marketter. Parfois quand l’univers de l’artiste est abouti et que l’histoire est lancé, la maison de disque aura le pouvoir et la force d’amener le projet plus loin, de mettre à disposition de  l’artiste les outils dont il a besoin pour passer un cap.

Arrive-t-on encore à gagner sa vie avec la musique. Vous travaillez à côté ?
L.B. : C’est de plus en plus dur, mais certains artistes s’en sortent bien…:) De notre côté nous sommes trois personnes dans le groupe à vivre essentiellement de la musique en dehors de SOMA. Ce qui n’empêche pas quelques activités à coté : Seb est prof de guitare, Xav a un projet solo, Tom est étudiant en droit et pour ma part j’écris, réalise et mixe pour d’autres artistes.

Est-ce que l’éditeur ne serait pas de venu le métier le plus important pour un auteur compositeur, bien avant celui de tourneur, DA, manager, etc ?
L.B. : Pour moi le plus important c’est le tourneur, il est très difficile de remplacer un tourneur, c’est un métier particulier, il faut de vrais réseaux, une vraie stratégie. Un groupe qui ne tourne pas est un groupe qui meurt. c’est très difficile pour les groupes qui n’en ont pas de s’exporter ailleurs que dans leur région.

Comment c’est passé le concert au Point Ephémère mardi 2 décembre… Et l’after au Truskel ?
L.B. : Le concert s’est super bien passé. La salle était pleine et le public hyper chaleureux et souriant. Bizarre cette réputation du public parisien… Cela nous a touché car nous n’avons pas d’actu en ce moment. Nous avions juste annoncé que nous jouerions quelques nouveaux titres. En plus le concert était un mardi et il caillait sévère… On a eu un très bon retour sur ces titres même si certains ont été surpris par cette nouvelle direction et c’est tant mieux ! Il n’y a rien de pire qu’un groupe qui se répète.

Propos recueillis par Hervé Devallan
SOMA sur Rock made in France


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