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Teleferik « Lune electric »

Le blues trouve avec ce premier album « Lune electric » de Teleferik un accent moderne, classique, électrique et… Oriental. Explications. 

C’est étrange. On ne sait comment l’expliquer. Mais à l’écoute du premier disque du duo Teleferik, on a l’impression de voyager aux racines du blues tout en étant propulsé dans la violence tourmentée d’un rock urbain. Entre tradition et modernité en quelque sorte. La raison d’un tel tourment ? Quelques dates aux Etats Unis ? Oui… Mais surtout, Eliz Mourad, chanteuse et bassiste de son état qui a emmené avec elle son Liban natal et vient troubler nos certitudes en français, en anglais et en arabe. Jusqu’alors côté Orient compliqué, nos convictions musicales reposaient sur l’immense talent de Rachid Taha avec peu de comparaisons féminines à lui opposer. Il se pourrait que le blues et ses accents orientaux aient trouvé de nouvelles façons de s’exprimer en collant au plus près d’un blues électrique, moderne et enflammé. Mais pas uniquement avec un titre comme « Mystic machine » (chanté / parlé en français comme son nom ne l’indique pas) qui ouvre un peu plus l’univers du duo en lui donnant des couleurs psychédéliques qui lui lui colle à la peau. Cet album est donc une vraie découverte à qui il manque simplement quelques moyens pour exploser véritablement. On notera aussi tout particulièrement la présence d’Olivier Hurtu (Jesus Volt) derrière les fûts qui a remplacé au pied levé la japonaise Imari Kokubo. Un autre Orient.

Hervé Devallan
Teleferik « Lune electric » – (Auto Production) – 4/5

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