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Bérurier Noir

Imposant sa boîte à rythme et sa guitare tronçonneuse sur les scènes de France et de Navarre, Bérurier Noir est devenu le groupe phare de la scène alternative. Le plus radical également puisque certains de ces membres furent montrés du doigt lors d’attentats d’extrême gauche en 1988. Et le plus original, tout le monde en convient, puisque la carrière du groupe démarre réellement lors d’un concert… d’adieu en 1983 à l’usine de Pali-Kao. Un adieu à Olaf qui doit partir effectuer son service militaire en Allemagne. Devant l’excitation de la foule, Les Béruriers décident de continuer sous le nom de Bérurier Noir et sans Olaf qui fonde Ludwig Von 88

Pour les Béru comme les appelle leurs nombreux fans, le quartier général n’est autre que le Frigo, haut lieu de la contre culture rock à Paris. C’est dans ces anciens entrepôts frigorifiques du Quai de la Gare dans le XIIIème arrondissement que se retrouvent pour répéter la Mano Negra, les Wampas, Ludwig Von 88…. Et Bérurier Noir. Loran et François tout d’abord puis Mastos, puis Helno, puis… une véritable troupe à géométrie variable et atypique constituée de clowns, de choristes, de danseurs, etc. C’est ainsi que deux fans (la Grande Titi et la Petite Titi) deviennent choristes après avoir grimpés sur scène lors d’un concert à Tours. 

Si le groupe tourne un peu partout en France, ils trompent les règles du business en mixant les enregistrements studio et ceux captés sur un simple Revox 2 pistes, en multipliant les pochettes pour un même disque ou tout simplement en se déplaçant à quelque 150 personnes… Une vie alternative qui génère certaines tensions puisque les tribulations se concentrent sur le week-end. Loran et François travaillant la semaine, respectivement comme animateur social à La Courneuve et manutentionnaire au BHV de Paris. En 1988, le nœud gordien est tranché, Bérurier Noir adopte le plein temps. Mais le mal est fait. La Grande Titi est partie, Helno intègre les Négresse Vertes… Ceci n’empêche pas le groupe de faire la Une des magazines (Best, Actuel…). Ils dépassent alors le simple cadre des amateurs de rock alternatif pour devenir réellement populaire. Un signe ? Ce sont leur chansons qui sont reprises dans les manifestations estudiantines.
De disques en concerts, ils finissent par recevoir un Bus d’Acier en 1988 (qu’ils ne vont pas chercher), récompensant le meilleur groupe français de l’année. En 1989, Bérurier Noir se sépare sur fond de problèmes contractuels avec leur maison de disque Bondage au moment de la sortie du 4ème album.
En 2003, reformation pour un concert aux Transmusicales de Rennes pour fêter la sortie du DVD « Même pas mort ». Effectivement les Bérus ne sont pas morts, mais Techno et Rave Party ont modifié le paysage musical. Ultime témoignage avant dissolution définitive (?), l’album « Invisible » en 2006 sur leur label « Folklore de la zone Mondial».

 



A ranger entre Métal Urbain et Les Garçons Bouchers
revoir


Avant Bérurier Noir
: Lucrate Milk (Helno)

Que sont-ils devenus ?
En 1989, François Guillemot fonde le groupe Molodoï. Où le rejoint Masto qui devient photographe du groupe. François participe ensuite à l’aventure Les Anges Déchus. Masto poursuit la photo. En 2015, à 50 ans, François Guillemot est devenu historien au CNRS de Lyon. Une autre vie…
Loran joue de la basse dans Parabellum puis tente l’aventure avec Ze6 et Tromatsin (1993 – 1999). Il vit aujourd’hui dans l’arrière pays niçois, dans une maison sans eau ni électricité. Ce qui ne l’empêche pas fonder en 2006 en Bretagne « Les Ramoneurs de Mehnirs » à base de guitare saturée, bombarde et biniou. Un groupe déjà culte avec deux albums à la clef.
Olaf fonde Ludwig Von 88 en 1983.
Jean-Mi rejoint Ludwig Von 88
En 1987, pour divergence artistique, Helno quitte Bérurier Noir et devient le chanteur des Négresse Vertes. Il décède d’une surdose en 1993.

Fiche technique de Bérurier Noir
Ou : Paris
Quand : entre 1978 et 1989 – Reformation : 2003 – 2006
Site Internet
Genre : Rock Alternatif
Line up
1978 : Olaf – Pierre – François
1983 : Loran (Guit) – François Guillemot (Chant) – Laul (Chœur, clown et illustration) – Helno (chœur et clown) – Masto (Sax) – Jean-Mi (machine)…
Albums
1983 : « Macadam massacre » «(Bondage)
1985 : « Concerto pour détraqués » (Bondage)
1987 : « Abracadaboum » (Bondage)
1987 : Split SP avec Haine Brigade (Toxic Grafity)
1989 : « Souvent fauché, toujours marteau »
1990 : Live « Viva Bertaga »
1995 : Live « Canarval des agités »
1998 : Live « La bataille de Pali-Kao »
1999 : Compilation « Enfoncez l’clown »
2003 : « Même pas mort »
2005 : « L’opéra des loups »
2006 : « Invisible » (Folklore de la Zône Mondiale)
Et s’il n’en reste qu’un
1985 : « Concerto pour détraqués »

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