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Crucifer

Enregistré en 1973, « Première heure », le premier et presque unique album de Crucifer ne sort qu’en 2017. On le doit à l’excellent label de réédition Caméléon Records. Sans ce travail de mormon, il est fort à parier que  le groupe strasbourgeois ne passe à travers le radar Rock made in France. Dans un style progressif proche de Genesis et Jethro Tull, Crucifer s’en sort haut la main, trouvant même une voie originale, concentrée sur la musique, sans théâtralité pompeuse et sachant utiliser la flûte traversière avec parcimonie. Bref, évitant les écuelles de l’époque. Alors pourquoi ce disque n’est jamais sorti ? Mystère. Et qu’un tel groupe soit resté dans l’ombre (hormis de rares papiers dans la presse locale) étonne encore, d’autant plus, que trois de ses musiciens sont d’anciens Rhythm Checkers (dans sa version 1972) et donc, pas nés de la dernière pluie. En effet Crucifer est l’émanation de la reformation des Rhythm Checkers, rebaptisée Checkers au moment de la sortie de leur unique 45t. C’est Jean-Michel Bock, voulant s’orienter vers la musique progressive, qui met sur pied le projet Crucifer. Le groupe Checkers s’orientant alors vers la pop et la variété pour gagner une vie toujours plus chère. Lui n’a que 16 ans, est au conservatoire et veut suivre les traces d’Ange dans un style plus symphonique.

« Première heure » est enregistré à la fin de l’été 73 à Strasbourg. Et s’il est vrai que l’album s’ouvre sur un thème classique emprunté au compositeur autrichien Frantz Von Suppe et au pianiste norvégien Edvard Grieg, le reste de l’album s’échappe de cette emprise pour trouver un style plus aérien, quelque fois rock tout en conservant certaines nappes de claviers. Un morceau ne s’appelle-t-il pas « J’ai rencontré Dieu dans un supermarché » ? Jusqu’en 1975, le groupe donne plusieurs prestations dans des festivals en Alsace et compose « Deuxième heure ». Un second disque jamais sorti (et pour cause, les bandes n’ont jamais été retrouvées) où les guitares sont tenues par Patrice Huguet. Le premier album ayant été sauvé dans les années 90 par Jean-Michel Bock lui-même alors qu’il était sonorisateur. Le manque de reconnaissance et les divergences musicales donnent le coup de grâce à la formation en 1975.

A ranger entre Ange et Démon
A écouter sur Bandcamp

Avant Crucifer
Michaël Czeninga, Daniel Gentner, Roland Bauer sont tous trois d’anciens Rhythm Checkers.
En 1968, Roland Bauer monte les Meats. Au début des années 70, on le retrouve dans l’orchestre de Jazz Urban Tonon avec Daniel Gentner
Jean-Michel Bock est un ex Loves et Black & White.
Michaël Czeninga a aussi joué dans Loves

Que sont-ils devenus ?
La majorité du groupe retourne chez les Rhythm Checkers pour jouer à nouveau de la variété et ainsi gagner leur vie jusque dans les années 80.
Jean-Michel Bock est devenu sonorisateur

Fiche technique de Crucifer
Ou : Strasbourg
Quand : entre 1973 et 1975
Genre : Progressif
Line up
Jean-Michel Bock (Chant, Claviers, Flûte) – Michaël Czeninga (Guit) – Daniel Gentner (Basse) – Roland Bauer (Batterie)
A aussi joué
Patrice Huguet (Guit)
Album
2017 : « Première heure » (Caméléon)

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