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Duroc

Duroc fait parti de l’engeance « Rock français ». Paroles banlieusardes sur fond de riffs mals produits. Oui, au début des années 80, Téléphone a bien involontairement donné naissance à des dizaines de clones restés englués en seconde division. Quelques uns ont été signés. Duroc fait parti du nombre. Les raisons de cet échec annoncé ? Comme Thierry Delettre, ancien bassiste du groupe, l’affirme aujourd’hui dans son post (lire dans les commentaires ci dessous) « D’une part tous les morceaux (à l’exceptions de « RER » et la deuxième partie de « J’avais Rancart ») dataient de bien avant la formation du groupe, D’autre part, nous devions au départ travailler avec Pierre Lattès (aka Etienne Dolet) comme producteur, mais il venait de planter une autre maison de disques de plusieurs dizaines de briques sur le double album d’Higelin « Champagne ». Ce qui fait que Barclay a exigé un changement de producteur. Et si Michel Zacha était un type adorable et talentueux, le son qu’on voulait n’était pas vraiment là au bout du compte. Notre son sur scène était largement plus agréable. »
J’oserais ajouter que côté pochette, ce n’est pas ça non plus… « C’est Jean-Baptiste Mondino qui avait fait les photos de pochette (et le type qui se prend un poing – celui de Philippe Bedos – dans la figure est Lee Hallyday, le cousin de Johnny). L’idée est 100% de Mondino, et ça devait être une de ses premières pochettes. » explique Thierry Delettre.  Et puis la malchance s’en mêle : annulation d’une série de concerts, blessure de Philippe Bedos après un passage à tabac qui le laisse sans voix pendant deux mois et qui oblige à annuler d’autres shows, etc. Sans oublier cette plainte des voisins du Bataclan qui ne permet pas au groupe de se produire dans cette célèbre salle parisienne. « La dernière goutte d’eau » selon Thierry Delettre, car « Duroc s’est terminé très peu de temps après« . Dommage ? Oui peut-être car « Nous avions un nouveau matériel, assez différent et à notre avis bien meilleur, qui était prêt pour le deuxième disque » affirme le bassiste de Duroc. Et si quelqu’un retrouvait ses bandes ?


A classer entre
Minuit Boulevard et GPS

Que sont-ils devenus ?
Après avoir remonté plusieurs groupes et travaillé comme roadie de Téléphone, Jean-Louis Aubert et Bertignac et Les Visiteurs, Laurent Vinges décède tragiquement en 2003 dans l’incendie de la maison de sa mère.

Fils adoptif de Guy Bedos et de l’actrice Sophie Daumier (de son vrai nom Elisabeth Hugon, fille du compositeur George Hugon), Philippe Bedos décède en décembre 2010. Il luttait contre le même mal héréditaire qui a emporté sa mère le 1er janvier 2004 : la maladie de Huntington. A noter que le rock semble aussi être une question d’hérédité puisqu’au début des années 60, Sophie Daulmier avait comme petit ami un certain Vince Taylor…

Dans les années 80, Moza a rejoint la formation de rock flamenco « Ricky Amigos » créé en 1983 par Ricky, ex Teenage Head (de Pau). Aujourd’hui installé dans le sud-ouest, il travaille comme technicien dans le petit monde de la télé.

Jean-François Nahmani
continue la guitare en amateur éclairé.

En 1984, Thierry Delettre tombe dans la secte Macintosh. De 88 à 92, il dirige dirige la « Cité Mac » de Calvacom tout en écrivant dans divers magazines informatiques (Univers Mac, Mac Informatique,…). Toujours dans l’univers du Mac, en 2010 il gère l’informatique de la bibliothèque d’une grande école. Et quand la basse le titilla à nouveau dans les années 90, ce fut avec deux anciens Jet Boys (Victor et Nicolas). Mais cela ne donna rien.

Fiche technique de Duroc
Ou
: Paris
Quand : entre 1978 et 1980
Genre : Rock
Line up
Philippe Bedos (Chant) – Thierry Delettre (Basse) – Jean-François Nahmani (Guit) – Moza (Batterie) – Laurent Vinges (Guit)
Album
1980 : « Duroc ! » (Barclay)

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2 thoughts on “Duroc

  1. olivier cossard

    Votre ancien manager réponds ; bien résumée l’histoire du groupe ! En même temps il faudrait se rappeler le show-bizz de l’époque et les difficultés pour signer dans une major. Chez Barclay vous n’étiez que 3 groupes français, Océan, le groupe d’Elizabeth Wiener et vous. Chez Pathé il y avait Philippe Constantin et Téléphone et chez CBS il y avait Alain Lévy et Trust. Point à la ligne. Votre directeur artistique Philippe Monet ne pesait pas lourd au sous-sol de Barclay, face à Richard Marsan, Claude Righi et les autres poid-lourds de la production artistique. Et aussi face à l’international de Jean Fernandez et Fabrice Cuitad qui dénichaient tube sur tube. Les services promo travaillaient sur 5 émissions télé et 5 radios, basta. Une autre époque !

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