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Wishbone Ash au Trabendo (Paris) le 22 avril 2026

Un concert de Wishbone Ash ? En 2026 ? On s’y rend la nostalgie chevillée au corps, bercé d’un manque d’illusion et d’un brin d’ennui annoncé. Et bien quelle claque, quel tsunami de rock’n’roll on a pris en pleine figure pendant plus d’une heure trente ! Sous ses airs de vieux briscard (Andy Powell a 76 ans quand même) texan, il assure méchamment jusqu’à faire voyager sa flying V vers des rivages inconnus : on pense parfois à l’oxymore musical que serait le rock sudiste progressif. Étrange et insolite, surtout pour des anglais. Et pour tout le monde. Mais le résultat est là : flamboyant. Il faut dire qu’une telle audace est partagée avec un autre guitariste au talent étincelant : Mark Abrahams. Ne vous fiez pas à ses airs de punk anglais sur le retour. Ce monsieur est habité par sa musique. et sa mise en place presque magique. S’il est dans son monde, il réussit néanmoins à partager ses émotions avec un public à moins de cinquante centimètres (vive le Trabendo bourré à craquer comme un club anglais des 70’s) et ses deux complices de scène : Bob Skeat à la basse et surtout Mike Truscott à la batterie. Et de comprendre d’où vient la magie Thin Lizzy et ses duels de guitares. Reste qu’au centre de la scène, Andy Powell règne en maître d’un groupe dont il est le seul membre historique depuis 1969. Si Wishbone Ash tourne sans cesse depuis (plus de 100 concerts par an !), la France a cette année la partie congrue avec 9 dates seulement. Le concert de Paris était le premier d’une série qui va les mener entre avril et mai à Rennes, Lille, Strasbourg, Brest (au Vanban ça risque d’être énorme !), etc.
Notons la touche locale au Trabendo avec sur le titre « Living proof » la présence d’une chanteuse française à la voix extraordinaire. Il s’agit d’Audrey Lurie, la voix de Little Odetta,  !
Ah oui, vous pouvez aussi éviter le dernier morceau du rappel. La berceuse est de trop.

Hervé Devallan

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