Les contours du Glam Rock sont assez flous. Merci à Christophe Brault d’y mettre un peu d’ordre dans ce livre retraçant l’histoire du mouvement et compliant les principales œuvres – plus d’une centaine – illustrant sa glorieuse activité.
Mais tout serait trop simple, si on limitait ce phalanstère à ces deux critères presque objectifs. Un autre élément l’emporte presque : l’attitude. Et là, on peut voir grand et associer David Bowie, les Sparks, Roxy Music… Les puristes brandiront alors la carte Art Rock. Ajoutons à cela, les comètes du mouvement, qui le temps d’un disque s’associent au Glam Rock comme Elton John, Queen ou Kiss pour ne parler que d’eux. Quoi qu’il en soit, l’âge d’or se situe entre 1971 et 1976. L’arrivée du punk et du disco mettent fin au barnum.
La plume de Christophe Brault organise ce grand bazar… Nous perdant parfois, puisqu’il déborde le mouvement originel (mais c’était écrit sur la couverture : Glam Rock, Glitter, Teenage pop & Art rock) en s’attachant à suivre ses soubresauts en englobants les nouveaux romantiques (Visage, Ultravox), le Glam Métal (Van Halen, vraiment ?), la brit pop (Suede, Pulp…Est-on sûr ?). Au final on est un peu perplexe devant tant de dérives musicales allant jusqu’à citer Duran Duran. Reste que le livre regroupe l’ensemble des impétrants tout en nous éclairant sur l’histoire de cette engeance lumineuse.
Hervé Devallan
« Glam Rock » de Christophe Brault aux éditions Le Mot et le Reste – 280 pages – 22€
