C’est la force d’une communauté que de faire vivre ses membres. Enfin vivre… Comme l’explique le groupe, ils ont vendu quelque 22 500 exemplaires de leurs 10 albums de métal progressif (chiffres 2016). Pas sûr qu’ils aient fait des folies avec l’argent ainsi récolté. C’est donc la foi qui l’emporte dans ce genre d’exercice. Avec des hauts et des bas. Première difficulté, la gestion des personnels qui ne facilitent pas une certaine forme de stabilité. A la difficulté de trouver une maison de disques, et on n’est pas surpris d’apprendre que Seyminhol met une première fois la clef sous la porte après l’EP « Thunder in the dark » en 1996. Un an plus tard pourtant, pousser par les amis et l’aide le la ville d’Algrange, le groupe remet ça et sort son second EP « Indian spirit » en 1999. Même bon accueil critique de la part de la presse spécialisée, et toujours pas de distributeurs. Second arrêt. En revanche la musique ne s’arrête pas pour autant. C’est en prêtant sa voix au groupe Herest que Kevin Kazek rencontre le claviériste – guitariste Nicolas Pelissier. Ensemble, ils reforment Seyminhol en 2000. Le tournant Métal épique date de cette période, laissant leurs premières amours hard rock dans les tiroirs. « Nordic tales » en 2001 en est la preuve avec ce mélange de comptes nordiques et de faits réels. Un virage qui leur ouvre les portes de Brennus… Et d’un véritable premier album (avec les 4 titres du dernier EP retravaillés) qui est même pressé en Finlande et en Russie. Résultat, ce sont quelque 12 000 exemplaires qui sont vendus ! La filière nord européenne et les thèmes mythologiques semblent convaincre tout le monde, même si les guitaristes quittent le navire et laisse Nicolas Pelisser officier seul à la six cordes en plus des claviers. Dès lors, exploitant leurs thèmes de prédilection ou d’autres touts aussi sombres comme l’univers psychiatrique, le groupe sort régulièrement des albums – tout en s’accordant quelques pauses – dont le dernier « The wayward son » en 2015 qui plonge dans le monde d’Hamlet. Le suivant est annoncé fin 2016.
Pendant Seyminhol
Heresy (1999-2001) : Kevin Kazek, Nicolas Pelissier
Edenn (2005-2006) : Kevin Kazek, Régis Reinert
White Satin (2008-2009) : Christophe Billon-Laroute, Dominique Calastretti, Régis Reinert, Déborah Hoffer
Snaked (2008-) : Régis Reinert, Julien Truttmann (2008-2013), Christophe Billon-Laroute (2008-2013), Kevin Kazek (2008-2010)
Symakya (2008-) : Kevin Kazek, Nicolas Pélissier, Thomas Das Neves
Velvet Cadillac (2011-) : Christophe Billon-Laroute, Dominique Calastretti, Régis Reinert
Fiche technique de Seyminol Ou : Algrange (Moselle) Quand : depuis 1990 Genre : Métal Line up 2016 : Kevin Kazek (Chant) – Nicolas Pelissier (Claviers, Guit) – Vianney Habert (Basse) – Thomas Das Neves (Batterie) Anciens membres
Marco Smacchi (Guit 1992-1996 et 2000-2002) – Eric Perron (Guit 1992-1996 et 2000-2002) – Régis Reinert (Guit 1997-1999), guitare live (2004-2005) – Cyril Vincent (Guit live 2004) – Dominique Calastretti (Batterie 1992-1996) – Déborah Hofer (Chant 2003-2010) – Marc Etmanski (Chant 2001-2002) – David Papp Batterie 1990-1992) – Julien Truttmann (Batterie 2000-2013) – Christophe Billon-Laroute (Basse jusqu’en 2016) Albums 1993 : démo « Poussière de Lune »
1996 : EP « Thunder in the Dark »
1998 : « Metal Sessions vol 1 »
1999 : EP « Indian Spirit »
2001 : EP « Nordic Tales »
2002 : « Northern Recital »
2002 : Compilation « Vae Victis IV »
2005 : « Septentrion’s Walk »
2006 : Compilation « French Steel »
2009 : « Ov Asylum »
2009 : Compilation « French Metal »
2014 : « Heathen Verse »
2014 : Compilation « French Metal »
2015 : « The Wayward Son » (Brennus)