Peu de groupes français peuvent se vanter de signer sur un label américain tout en chantant en français ! C’est le cas des deux ex Bellas, The Limiñanas qui produisent leur premier album sur Trouble in Mind, un label de Chicago. Pourquoi ? Sûrement par cette déconcertante facilité à jouer une pop vintage qui puise son inspiration dans les années 60, à l’heure où sévissaient Serge Gainsbourg, Catherine Desmarets, Herbert Léonard (ses deux premiers 45 tours produits par l’ex LionceauxAlain Hattat), Brigitte Bardot, Eddie Constantine ou encore David Alexandre Winter. Une époque bénie qui vit Ronnie Bird, Michel Polnareff et Claude François se fourvoyer, s’oublier ou s’exiler. A vous de choisir… Depuis Perpignan, The Limiñanas redonne un sens à ces années en prenant uniquement le meilleur (on a du recul maintenant) et en offrant des compositions originales qui rivalisent à s’y méprendre avec leurs fiers aînées. Les temps s’est figé et The Limiñanas est son empreinte ADN et la platine vinyle son carbone 14. Souvenez vous : Charles De Gaulle n’est pas un porte avion, les centrales nucléaires sont l’avenir radieux de notre société et les Stones ont 18 ans. Un temps que les moins de 60 ans…Ce qui n’empêche par les nombreuses collaborations de prestige avec Laurent Garnier, Anton Newcombe de Brian Jonestown Massacre, Emmanuelle Seigner (au sein de L’Epée) ou Bobby Gillespie, chanteur de Primal Scream et ex batteur de Jesus and Mary Chain.