
Ce qui frappe aussi dans cette biographie de Jeff Jacq, c’est le caractère insupportable du chanteur (lié à son handicap ? La quantité d’alcool qu’il ingurgite ?) doublé d’une amitié sans faille. Passant son temps à virer ses musiciens aussi souvent qu’eux même claquent la porte, Ian Dury reste pourtant fidèle et on retrouve tout au long de sa carrière les mêmes signatures, les amis d’enfance… A une exception près : son « assistant » Fred Rowe qu’il réclamera sur son lit de mort (il s’éteint d’un cancer le 27 mars 2000) et qui viendra pas. Fred Rowe le regrette aujourd’hui… Comme quoi.
C’est ce mélange d’amitié, de fidélité, de coup de gueule et coup de génie qui font de Ian Dury un homme et un artiste hors norme ; un Monsieur que les Blockheads ont continué à faire vivre avec deux albums post mortem. Bien au-delà du punk, le chanteur et son groupe ont imposé un style mariant pub rock, Rythm & Blues et groove. Et même si tous les albums ne se valent pas, deux de ces disques resteront au panthéon du rock : « New boots and panties » (1977) et « Wottabunch! » (1979). Ces fameuses années punk justement.
Hervé Devallan
« Ian Dury, sex & drugs & rock’n roll, vie et mort du parrain du punk » par Jeff Jacq aux éditions Ring – 300 pages, 21.90€
Du même auteur : Bijou, vie, mort et résurrection d’un groupe passion.
