
Dans cette biographie courte et incisive, elle livre ses amies et ses amours, sa famille et ses collègues de studio. Rien ne semble oublié – ou presque -, de sa prime enfance en Tunisie à sa première guitare offerte par son père, en passant par les studios Londonniens (où a été enregistré ce fameux tube), ses années lycées à Anthony, la fac parisienne… Et ses tracas de santé encore d’actualité.
Mais outre la musique, au coeur de sa vie, c’est sa famille qui tire le fil rouge de son existence. Et là, pas de quartier. On ressent même une vraie haine. Elle semble fâchée avec la cousinade. Pas un n’en réchappe. Il faut dire que de son point de vue, il y a de quoi : trahison, jalousie, escroquerie et on en passe. « On ne choisit pas sa famille », chantait Renaud.
En revanche, de son côté, elle chante si on lui donne du chocolat, écrit-elle. Mais attention, le chocolat peut avoir un double sens… Au final, ce livre se lit d’une traite et nous incite à (re)plonger dans l’oeuvre de la dame. Une oeuvre qui ne se limite pas à un seul titre et qui se poursuit encore. Ah on oubliait ! Ecoutez aussi « Les Sud-Américaines » écrit pour Michel Fugain. Oui c’est elle aussi !
Hervé Devallan
« Je chante si on me donne du chocolat » de Jacqueline Taïeb aux éditions Jacqueline Taïeb, 148 pages, 17€
