Avec cet album, Madjive semble se chercher un avenir. Les guitares et l’énergie sont là. Manque peut-être le chemin pour y arriver.
Le rock garage de Madjive s’est mué en un gros rock rocailleux calibré pour les radios FM. Le problème, c’est que les radios françaises ne passent pas de rock chanté en anglais. Un vrai problème pour tous ces groupes qui voudraient bien exister en dehors du web et de ses règles marketing qui ne prêtent qu’aux riches. « Business first » comme le chante le quartet de Besançon. Ceci dit, leur troisième album n’est peut-être pas le meilleur. Certes, on retrouve la hargne et l’énergie d’un rock lubrifié à grand coup de grosses guitares bien grasses. Mais cet assaut en règle du rock ne doit pas faire oublier que la concurrence existe et que les bons groupes sont légions : Last Train, Livingstone, Wicked… pour ne citer qu’eux. De plus, leur titre éponyme louchant dangereusement vers un Shaka Ponk de fortune n’est pas une assurance tout risque contre un manque d’imagination. Madjive sera pardonné, eux qui nous ont tellement donné.!
Hervé Devallan Madjive « Business first » – (Auto production) – 2.5/5