La pop aux sonorités post punk de Nadja Noise les hisse vers des sommets dont il est difficile de redescendre. Voyage au pays de « Thanatango ».
On hésite à mettre un 5/5 tellement la musique du trio survole les ambitions de la plupart des productions contemporaines. Pas que les autres soient foncièrement mauvaises, mais NadjaNoise a ce petit truc en plus qui invite à tendre l’oreille… Et surtout à ne pas lâcher le disque jusqu’au dernier titre. Alors, on parle de quoi exactement ? D’une douce mélancolie pop (dream pop ?) teintée d’ambiances sonores emportées par la rêverie et un post punk calme et enfin digéré. Un oxymore qui créé la différence et invite à redécouvrir The Cure mais aussi Baudelaire et les meilleurs moments du rock psyché toutes époques confondues. En revanche, penchez-vous du côté de l’Australie pour chercher un équivalent. On ne citera pas de nom pour ne pas embrouiller les pistes. En revanche, applaudissons Pierre-Yves Akab (chant, guitares), Kolaz Guérin (basse) et Icham Sofiane (batterie) pour cette œuvre qui aura pris un certain temps avant de sortir. En effet, le disque a été écrit entre 2020 et 2021, enregistré en 2022, mixé en 2023, masterisé en 2024… Et dans les bacs en 2026. Le temps n’a pourtant pas de prise sur cette pop rock que les rides ne feront qu’embellir.