« Epilogue » sonne l’heure d’un songwrier talentueux. Le grenoblois Lull revient avec un premier album inspiré après avoir traîné ses guêtres et sa guitare du côté de New York.
Cette année, pour l’aider dans sa petite entreprise, Lull s’est entouré d’un vrai groupe (Rémi à la guitare, Fanny au violoncelle, Franck à la basse et Thomas à la batterie) et a enregistré dans les conditions du live : tout le monde dans la même pièce ! Des amis sont également venus lui donner un coup de main comme Jose de « Jose and the Wastemen » sur « You can’t make rain anymore« , Sono Loreto, son copain New Yorkais qui pose son piano sur quatre titres ou une vraie section cuivres sur « Wasted Afternoons”. Le résultat est un album à fleur de peau qui verse sa mélancolie dans de nombreuses ballades ponctuées ça et là de quelques titres un peu plus rock aux belles et entraînantes envolées. On est de toute façon assez loin de l’origine de son pseudo, une face B d’un morceau de Radiohead ; en revanche assez près de sa signification : “accalmie” en anglais.
A noter la pochette qui est la remise en scène d’un visuel de Georges Pierre, photographe de plateau sur le tournage de « Pierrot le Fou » de Godard. Cette photographie s’appelle « l’épilogue »… Cqfd.
Hervé Devallan
Lull “The Epilogue” (Auto production) – 3/5
