Didier Chappedelaine ne ment pas. Ou presque puisqu’à l’inverse des prêtres ouvrier, le punk parisien (et breton par sa mère) a pris sa retraite. Celle de la SNCF où il officiait comme électricien.
Ce livre retrace donc la vie d’un punk de banlieue qui au début des années 80 participe à la grande scène du punk rock français avec Parabellum, les Berurier Noir et tant d’autres morts au combat. Mais delà de ses affres, c’est bien la vie du groupe Wampas qui est ici retracée. Comment faire autrement d’ailleurs quand on veut conter la vie de son leader. Au fil des pages, on accompagne donc le chanteur au rythme des sorties de disques, celles du groupe mais aussi de ses albums « en famille ». Une large place est d’ailleurs laissée aux paroles des chansons qui sont autant d’explications de texte sur la vie, les meurs et la pensée de cet homme décidément pas comme les autres.
Hervé Devallan
« Punk ouvrier » de Didier Wampas aux éditions Harper Collins – 300 pages – 19.9€ – 3/5
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