Seven Ages sent bon le rock débridé qui avec ce second album a su trouver le juste équilibre entre Brit Rock énervé et Stoner enfumé. Les parisiens semblent s’éloigner des riffs adolescents à la Hive pour arpenter les rives adultes d’un rock tout aussi jouissif, mais quelque peu… réfléchis ? D’où cette volonté d’injecter de la puissance, là où ils ne voyaient qu’une urgence sans avenir. Puissance et tendresse comme le prouve la présence d’un piano sur la ballade « Little girl ». Bref, ce nouvel album étoffe une musique tout en conserver l’intérêt même du rock : fraîcheur et spontanéité. Et des mélodies qu’on se plait à reprendre sous la douche. Car leur disque subit avec succès le double crash test : le passage à fond dans la voiture et les refrains dans la salle de bain. Le gage d’un disque qui peut tourner en toute sécurité sur la platine et les playlists streaming.