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Le vinyle se porte bien en Allemagne aussi

dust_and_groovesPas de blabla, des chiffres : au premier semestre 2016, la vente de vinyles en Allemagne a grimpé de 42% par rapport au premier semestre 2015 selon le BVMI, l’association fédérale des professionnels de la musique, l’équivalent du SNEP chez nous.

Y’a pas à dire, la niche s’agrandit puisqu’en chiffre d’affaires, le vinyle pèse aujourd’hui quelque 4.3% du marché, contre 52.3% pour le CD et 24.4% pour le streaming. Constatons l’absence du téléchargement et comme toujours, aucune données sur ce que ces supports rapportent réellement aux artistes. Sûr que le vinyle fasse à nouveau exploser la niche !  Car – et c’est un signe – même les patrons allemands de major sont heureux. La preuve, Hans-Otto Villwock, Directeur Marketing de Warner Music à Hambourg  reconnait que ses « revenus dans le domaine du vinyle ont connu une hausse significative au premier semestre 2016 ». Il prévoit cependant une stabilisation du  boom à court terme…

La concurrence n’est pas en reste. Chez Sony, Sebastian Hornik, directeur du département communication, affirme que « le segment vinyle s’est développé de manière démesurée, notamment grâce aux ventes de « Blackstar » de David Bowie ainsi que des éditions sorties à l’occasion des 20 ans de Four Music. » Concrètement, leur chiffre d’affaires vinyles en 2016 a augmenté de 63% par rapport à l’année précédente. Chez Universal, on a également le sourire avec une croissance de plus 50%.

Quant est-il des indépendants ? Ils en profitent également. Ainsi GoodToGo (fusion Groove Attack / Rough Trade) a enregistré une croissance des ventes de disques vinyles de presque 20% durant le premier semestre 2016 par rapport à 2015. De quoi compenser les pertes enregistrées par la vente de CD affirme le label.

Une croissance qui a un impacte direct chez les fabricants. Ainsi l’usine Celebrate Records a du acquérir de nouvelles presses afin de répondre à la haute demande.

En revanche, tout le monde semble conscient qu’avec un disque à 20€ en moyenne, le vinyle ne doit pas se transformer en vache à lait. « On doit veiller à ce que le client ne perde pas son enthousiasme vis-à-vis du vinyle. » souligne Manuel Amian, directeur de Cargo Records. « Il n’est pas normal que la hausse de vente des vinyles en 2015 ait dépassé les bénéfices générés par Youtube et d’autres services de streaming en ligne. » Car l’autre tendance du jour, c’est que les jeunes voient dans le disque vinyle un objet branché. Et cela, tout en ayant un abonnement chez l’une des plateformes de  streaming. Un peu comme chez les opérateurs téléphoniques : on commence l’acte d’achat sur le net et on le finit en boutique. Attention cependant, toutes les modes ont une fin. Il ne faudrait pas assister impuissant à une seconde mort du vinyle.

H.D. avec le bureau export de Berlin

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