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Casino Music

Partageant la même passion pour la musique, le jeune journaliste à Best Gilles Riberolles et son pote de lycée Eric Weber aménagent une cave à Saint Mandé pour répéter. Rejoint par Didier Esteban et Philippe Chany, ils donnent les premiers signes de vie à Casino Music. Les choses s’enchaînent alors rapidement. Leur manager de l’époque Alain Wais (critique musical au Monde) leur trouve un label pour sortir leur premier 45t. C’est ainsi que « Burger City / Viol A.F 015 » est édité sur Vid Ordur, la maison de disque du passionné Alain Maneval, alors animateur de radio libre. Mais c’est sans compter sur Michel Esteban (frère de Didier et créateur du célèbre du magasin des Halles « Harry Cover ») qui les convainc quelque temps plus tard de signer sur son label Ze Record où ils se retrouvent aux côté de Marie et les Garçons et Octobre.
Premier résultat, le groupe (alors composé de Gilles Riberolles, Eric Weber, Jean-Michel Lemeur et Anatole Mundi) part à New-York enregistrer son album sous la houlette de Chris Stein (guitariste et compagnon de Blondie) et de l’anglais Chris Blackwell (créateur d’Island Records en 1958) pour le mix final. C’est ainsi qu’un an après les premières répétitions,  le groupe se retrouve en studio avec des musiciens américains comme Allen Wentz (synthé), Chris Stein (guitare), Tom Malone (Trombone des Blues Brothers), Ron Rodgers (piano)… venus faire quelques piges pour l’occasion !
Cela ne suffira malheureusement pas à séduire un large public qui passe à côté de leur rock mâtiné de disco. En avance sur son temps Casino Music ? Pas au Japon et en Grande Bretagne où « Jungle love », la version anglaise de l’album séduit les DJ qui passent le single « Faîtes le proton » pour animer un temps les boîtes de nuits de ces deux pays. Pourtant, après un dernier 45t comprenant « The beat goes on », le tube de Sonny and Cher, Casino Music cesse toute activité. Trente ans plus tard, les japonais ont droit à une compilation incluant tous les enregistrements du groupe, dont quelques inédits.


A ranger entre : Les Garçons et Mathématique Moderne


Que sont-ils devenus ?
Gilles Riberolles continue son métier de rock critique tout en poursuivant ses aventures musicales à commencer par les Satanic Majesties. Il produit aussi, à l’image du premier single des Cherokees en 1986 et de l’album de son confrère Patrick Eudeline avec Myriam en 1994. En 2006, il développe un projet d’électro : Jumbo Layer qui a sorti un album.
En 1986, Philippe Chany s’illustre en composant le tube de Caroline Loeb « C’est la Ouate »

Fiche technique de Casino Music
Ou : Saint Mandé
Quand : entre 1978 et 1981
Genre : New Wave
Line up
1979
: Gilles Riberolles – Eric Weber (Basse) – Didier Esteban – Philippe Chany
1980 : Gilles Riberolles – Eric Weber (Basse) – Jean-Michel Lemeur (Batterie) – Anatole Mundi (Claviers)
Albums
1978 : SP « Burger City / Viol AF 015 » (Vid Ordur)
1979 : « Amour sauvage » (Ze Record) 5 000 ex.
1981 : SP « Go Go Word, Encore Hardcore / The Beat goes on » (Ze Record)
2010 : Compilation « Jungle of love » (Ze Records) – Import japonais.

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