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Arthur H : « L’amour est une force en perpétuelle transformation »

Presque quatre ans après son dernier album, « Soleil Dedans », même s’il est vrai qu’il a entre-temps participé au conte musical Les Souliers Rouges avec Cœur de Pirate et Marc Lavoine, Arthur H revient aux affaires. Avec un nouveau disque, le onzième de sa carrière, intitulé « Amour Chien Fou ».

Double, il propose dix-huit chansons dans lesquelles le poète acrobate des mots et des mélodies semblent s’en donner à cœur joie. Déclamant volontiers sa flamme à sa compagne, les mots amour-cœur-love sont très présents, c’est la première fois qu’il nous la présente aussi officiellement. Pas réellement disque en duo, mais disque à deux, il est vrai que pour que Cupidon puisse décocher sa flèche c’est une parfaite combinaison. Arthur est in love, envie de partager, il laisse ses sentiments vagabonder, et nous prend par la main pour un voyage autour du monde.

Arthur H : On a donné plusieurs concerts à la Maison de la Poésie à deux pas du centre Pompidou, avant d’y enregistrer le disque, ensuite on a donné d’autres concerts pour voir comment allaient évoluer ces chansons que l’on ne connaissait pas encore et qui allaient forcément évoluer.

Le disque n’a donc pas été enregistré aux quatre coins de la planète ?
Arthur H
 : C’était plus la face d’écriture que ce long voyage entre Mexico, Tokyo et Bali, une récolte de sensations et de sons.

Il est découpé en deux temps ce disque ? La première partie est dédiée à l’amour, la seconde au chien fou ?
Arthur H
 : Ouais.

Mais la dernière chanson de ce double album « Amour chien fou » propose des réflexions pas très positives sur l’amour : L’amour est un château de sable, emporté par la vague… L’amour est un désastre… L’amour est une absence.
Arthur H : Tu as raison, mais ce n’était pas du tout une conclusion, un résumé de tout le disque. Maintenant ma vision personnelle de l’amour, est-ce un désastre et une défaite ?, je ne le prends pas forcément comme ça. Pour moi, c’était le dernier morceau, mais je ne voulais pas forcément amener une conclusion qui aurait été le fruit d’une longue réflexion. C’est vrai que le disque parle plus de l’amour sensuel, l’amour joyeux, l’amour qui nourrit, qui déstabilise dans le bon sens, mais évidemment ce n’est qu’un aspect de l’amour, il y a aussi l’amour destructeur, l’amour qui déçoit, l’amour qui enfermer. Dans cette chanson « Amour chien fou », je voulais parler de tout ça, évoquer toutes ces possibilités que l’on a tous connues. L’amour est une force en perpétuelle transformation, on sait tous que ça peut aller du lumineux vers l’obscur, et à l’inverse, de l’obscur vers le lumineux très rapidement.

L’album est construit comme un road trip à un certain moment. Il y a une invitation au voyage.
Arthur H : Avec Léonore Mercier, on a eut la chance inouïe et totalement hasardeuse, de partir à l’aventure. Comme Léonore Mercier ma compagne et amoureuse m’avait déjà donné cette idée de faire un double album, de séparer schizophréniquement ce que les gens aiment en moi, d’un côté les ballades émotionnelles, sensuelles et lentes, et de l’autre côté les morceaux disco-punk, funk, dadaïste dansants et tout ça. C’est elle qui m’a proposé de séparer ces deux univers et d’offrir deux voyages différents réunis en un. Quand l’opportunité de faire ce voyage est apparue, on s’est aperçue que le Mexique aussi au côté transe festif coloré fou et effectivement qui a donné son nom au morceau » Carnaval chaotique » qui comme son nom l’indique concerne le pétage de plomb. Ça m’a toujours parlé et j’aime ça. Ensuite, l’occasion d’aller à Bali c’est se confronter à des climats mystérieux et hypnotique, que j’aime beaucoup aussi. Et ça a donné le morceau le « Le Passage (Gong Song) », fabriqué uniquement à partir de sons de gongs que Léonore a enregistrés sur place, dans toutes sortes d’endroits différents. Ces sons ont été donné à Nicolas Repac (guitariste et responsable des samples de l’album) qui a fabriqué un morceau avec. Une ossature de chansons, j’ai écrit un texte dessus, Léonore a remise des vois, et etc. Ces deux pays ont donné les deux vibrations pour chaque disque de ce double album.

Il y a un gros clin d’œil à l’Asie et particulièrement au Japon dans « Tokyo Kiss »
Arthur H : Oui il L’Asie est un continent très inspirant, et j’ai toujours eut l’idée de faire un disque instrumental qu’avec des sons asiatiques, c’est vraiment quelque chose que je voulais faire.

Avais-tu besoin de voyager pour écrire ces chansons ?
Arthur H
 : Non, pas vraiment le considère que le voyage est avant tout intérieur. On voit ce que l’on a envie de voir, ce que l’on est capable de voir, tout le reste est miraculeusement invisible. Voyager est une très belle façon de se perdre pour se trouver, de se rappeler ce qu’on avait oublié de soi, de cherche chez les autres ce qui nous manque. Ça reste quelque chose de superficiel. L’altérité est trop grande pour qu’il y ait une interaction réelle, ensuite ça dépend du temps que l’on reste

Justement combien de temps êtes-vous parti avec Léonore ?
Arthur H
 : On est parti un mois en tout.

C’est rapide.
Arthur H
 : Oui mais on a quand même le temps d’avoir des expériences musicales très fortes, et moi ça m’a marqué à vie, par tout ce que j’ai entendu, ce que ça m’ouvre comme perspective, comme imaginaire, ce que ça propose, c’est fantastique. Mais ça n’a pas influencé concrètement le disque à part ces quelques titres là, sauf la magie dans laquelle on a baigné et qui a infusé tout au long de l’enregistrement.

Concrètement vous êtes allé où ?
Arthur H
 : Nous sommes partis de Paris pour Mexico, on s’y est promené un peu, puis ensuite Bali et retour Paris. Nous sommes allés au Canada pour le mixage, c’était important pour moi que mon ami Jean Massicote s’en occupe. Je me sens bien à Montréal, la qualité de vie y est exceptionnelle, peut-être parce que cette ville a une capacité de silence et d’attention très particulière. C’est plus grand, il y a moins de gens, l’hiver y est rude, et pour moi il y a cette possibilité de se concentrer que je ne trouve pas souvent à Paris. Dans le studio de Jean que j’ai rencontré grâce à Lhasa, il y a tout ça.

A laquelle tu rends hommage…
Arthur H
 : Oui sur la chanson « Sous les étoiles de Montréal ».

Et à qui est dédié le morceau d’ouverture « La Boxeuse amoureuse » ?
Arthur H
 : A ma maman. C’est une chanson que j’ai dédiée à ma mère avec ses joies, ses échecs, ses chutes, ses bonheurs de femme des années 1960 qui ont tenté l’impossible, créer de nouvelles relations. Ca n’a ni échoué ni réussi, mais c’était quand même une tentative magnifique, nous on est les enfants de ça, et on continue à notre manière d’essayer de créer de nouvelles relations ; mais la génération de ma mère, pour moi c’est la première à oser cela. Ils ont essuyé les plâtres au sens réel du terme. Combat perdu mais tu te relèves, c’est un cliché, mais tu sors quand même potentiellement grandi de toutes ces épreuves, ma mère c’est un belle personne. Elle a quitté toute amertume.

Sa réaction ?
Arthur H
 : Elle aime beaucoup la chanson, ça l’a touché.

La patte d’Arthur H c’est que l’on n’imagine pas une boxeuse amoureuse.
Arthur H 
: Oui c’est une image potentiellement violente, la boxeuse se prend des cous, ce n’est pas une image de l’amour tranquille. On avait peur de ça pour le clip d’ailleurs mai son s’en est bien sorti. C’est Léonore qui a réalisé le clip.

Propos recueillis par Christian Eudeline

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