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Grand Palladium : l’art de la mélodie

C’est dans un contexte particulier que voit le jour le premier album de Grand Palladium. En pleine crise du Covid-19, le groupe brestois sort son premier disque. Un opus, oscillant entre pop, folk et chanson française, que le duo a pris le temps de ciseler et de fignoler et qui est truffé de morceaux aux refrains entêtants. Rencontre avec Kevin Moal et Vincent Dauvergne, un tandem que l’on espère rapidement voir sur scène pour défendre ce disque mélodieux et généreux.

Quand et comment est né Grand Palladium ?
Kevin et Vincent : On se connaissait depuis pas mal d’années, à l’époque de nos anciens groupes respectifs.  Quand nos formations se sont séparées, on est devenu potes et à force de parler musique, quand on se voyait en soirée, et de l’envie qu’on avait de remonter sur scène, on s’est dit qu’on pouvait peut-être s’accompagner mutuellement sur des projets solos.  Les projets solos n’ont jamais vu le jour et à la place on a monté Grand Palladium. C’était il y a, à peu près, 5 ans.

L’esthétique pop que vous développez s’est-elle imposée comme une évidence à la création du groupe ?
Kevin : Je crois que la pop et le rock, c’est ce que j’ai toujours fait, et ce que j’ai le plus écouté depuis que je suis môme. C’est sûrement le style musical dans lequel je suis le plus à l’aise. Même si sur cet album, il y a d’autres influences plus folks notamment, on a une tendance à revenir naturellement vers la pop, mais on l’assume totalement.
Vincent : Personnellement, mes influences sont plutôt rock et folk à la base. La pop, c’est venu avec le temps, avec l’âge. Quand on a créé Grand Palladium, on n’a pas réfléchi à une esthétique globale. On a juste pensé à fabriquer des chansons. Et assez rapidement, en effet, on s’est rendu compte que l’ensemble avait une esthétique pop.

Votre son rappelle, par moment, quelques groupes français des années 80 et 90 tels Les Innocents ou L’Affaire Louis Trio. Peut-on parler d’une certaine nostalgie ?
Kevin : On est allé chercher des références bien avant les années 80. Nos références musicales sont plutôt anglo-saxonnes. Je ne crois pas qu’on soit particulièrement nostalgique mais on a grandi dans les années 90, on doit être imprégné de cette période.
Vincent : C’est vrai que des années 90, je garde surtout l’image de pantalons déchirés, de cheveux longs et de guitares détruites sur scène. Ceci étant, on a vécu la France des années 80 et 90 et ça s’est peut-être insidieusement répandu en nous pendant toutes ces années (rires)

Comment travaillez-vous à deux ? Les rôles sont-ils définis pour les compositions ? L’écriture ?
Kevin : L’étape d’écriture est toujours individuelle. On a écrit chacun la moitié des morceaux, parole et musique. Le travail à deux se fait dans un deuxième temps. On joue les morceaux, on en discute, et on les fait évoluer pour en faire des morceaux de Grand Palladium. Généralement, c’est quand on trouve la façon de les chanter à deux voix qu’on sait si la version est bonne ou pas.
Vincent : Effectivement, on est deux auteurs compositeurs. Donc, il a été évident dès le début que chacun avait besoin de continuer à écrire ses chansons. Ce qui est intéressant, c’est qu’elles peuvent beaucoup évoluer quand on les travaille ensemble par la suite.

Combien de temps avez-vous mis pour accoucher de ce disque ?
Kevin et Vincent : Pas mal de temps. Entre les premières sessions d’enregistrement et la sortie de l’album, disons qu’on peut parler en mois davantage qu’en semaines (rires) C’était important de prendre ce temps pour justement bien définir l’esthétique qu’on voulait donner à cet album. On avait hâte de le voir sortir.

Que l’album ait été masterisé aux studios Abbey Road a-t-il une signification particulière à vos yeux ? Même si, entre nous, il ne s’agit que de mastering !
Kevin et Vincent : C’est Tristan Nihouarn (le leader de Matmatah a mixé l’album, ndlr) qui a suggéré de le faire masteriser à Abbey Road par Frank Arkwright. On était comme des gamins ! D’abord parce que Franck a masterisé des albums qui font partie de nos disques de chevet, et qu’en tant que fans inconditionnels des Beatles, savoir que l’album a été masterisé dans ces murs-là, c’est… magique !!

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur le clip d’Emilie, l’un des morceaux extrait de l’album ?
Vincent : Pour le clip d’Émilie, on a gardé la même trajectoire que pour les clips précédents : on a tout fait nous-même, avec nos téléphones portables et surtout en s’amusant. On a été d’autant plus content quand on a appris que le clip était diffusé à la télé. On s’est dit que c’était chouette pour une vidéo faite à la maison !

Comment vivez-vous, en tant qu’artiste, ce confinement qui impacte le monde de la culture et votre activité en particulier ?
Vincent : Ce qui a été important pour nous depuis le début de ce confinement, c’est de continuer à faire vivre le duo. Continuer de créer. C’est sûr qu’échanger par internet pour la création, ce n’est pas l’idéal… Là aussi, on doit faire preuve de créativité, ça c’est plutôt le bon côté des choses.
Kevin : On essaye de s’adapter et de trouver des façons de travailler à distance sur des enregistrements, des clips, des nouveaux morceaux. On a dû reporter pas mal de choses, notamment des concerts et des événements autour de la sortie de l’album. Ce n’est que partie remise, mais on pense à tous les professionnels lourdement impactés par cette crise. On espère que cela ne va pas trop durer et que tout le monde pourra retrouver une activité normale après ces semaines d’arrêt.

Propos recueillis par Erwan Bargain
Photos : Rod Maurice
Grand Palladium (Upton Park)

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