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Rufus Bellefleur « Electricity for the Coliseum »

Il faut se précipiter sur le dernier Rufus Bellefleur. Les toulousains n’y vont pas par quatre chemins. Ou plus exactement par trois : country, hip hop et métal.

Rufus Bellfeleur… Avec un blaze pareil, t’as intérêt à assurer, à te distinguer sévère de la concurrence. Autrement, ça pardonne pas. Et bien, notre quintet hétéroclite fait mieux que de se distinguer, il éblouit la petite famille du rock de son talent, de son audace et de sa fulgurance. Rien que ça. Reprenons depuis le début ou presque. « Electricity for the Coliseum » est le troisième album de Rufus aka Julien Cassarino (Psykup, Manimal…) et de Yuz (Flight Case, Erbium…) entourés des pétillantes et séduisantes choristes Bérangère Sentex (Fanel , Aeria Microcosme…) et Caroline Petriz (Violine…) soutenu par le batteur Laurent Bechad (Zombie Eaters, Marcellus Rex…). Dans un déluge de guitares saturées, de mélopées hip hop et de sons sortis d’on ne sait où, le groupe toulousain s’impose et nous laisse pantois. Genre bouche bée. On pense aux deux Inspector Cluzo, à Beastie Boys voire à N.E.R.D. Le tout pouvant donner naissance à des morceaux de bravoure country folk, comme si un combo de culterreux texans s’aventurait à reprendre Kiss (à ce titre écoutez l’album « Kiss my grass » de Hayseed Dixie !). On approche de la folie douce, celle qui fait dresser les poils sur les avants bras. Car ce mariage de country, hip hop métal n’a rien de brouillon. Le disque regorge d’ambiances iconoclastes, toujours sur la brèche de la découverte et de l’audace d’impétrants qu’ils ne sont plus. Comme, remettre l’ouvrage sur le métier n’est pas qu’une expression de vieux cons.

Hervé Devallan
Rufus Bellefleur « Electricity for the Coliseum » (Auto production) – 4/5

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