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Old Caltone « Final horror »

Old Caltone doit son nom au cimetière d’Edimbourg et à l’univers de Dracula. Son album « Final horor » se nourrit autant de Mr Oizo que de Gorillaz et des premiers Madonna. Un uppercut qui frappe aussi fort que le film « How to talk to girls at party ». Explications.

La culture ose tout. C’est à ça qu’on la reconnait. Et comme les dialogues d’Audiard, c’est souvent vers le meilleur et un certain surréalisme qu’elle nous entraîne. Jusqu’à produire ces chocs qu’on ignore et qui reviennent en force comme une évidence mal contrôlée. Le film de John Cameron Mitchell « How to talk to girls at party » et l’album « Final horror » de l’ex Talisco Jérôme Amandi se ressemblent sans le savoir. Du moins, ils appartiennent à cette grande famille du punk tagué 2018. Le premier parce qu’’il place son histoire d’amour et de science fiction à la fin des années 70 en pleine naissance du punk (on y cite aussi souvent les Slits que les aliens) ; le second parce qu’il livre un album à l’esprit résolument punk, c’est-à-dire dans un style qui marie toutes les influences de son producteurs dans un grand chaos de pop, d’électro et de hip hop, sans frontière et avec la volonté de tout briser. Dans ses pérégrinations musicales, le bordelais se veut d’avantage inspiré des films de la Hammer. Qu’importe, à la fin c’est l’esthétisme qui gagne, une création à la lisière du kitch et d’une période punk à la Jamie Reid. Dans le film inspiré d’une nouvelle de Neil Gaiman, on y trouve un humour trash et une extraordinaire Nicole Kidman. Dans la musique débridée d’Old Caltone on note une percée vers un mystère qui unit raves et les années 90. Dans les deux cas, le « No futur » est conjugué au présent. Pour notre plus grand bonheur.

Hervé Devallan
Old Caltone « Final horror » (Auto production) – 4/5

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