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Phil Pressing : « J’étais socialiste avec les créations de Kent »

Il y a quelques années, vingt exactement, j’avais cherché sa trace mais n’étais pas parvenu à entrer en contact. Phil D’Aniere vivait déjà à Los Angeles mais n’était pas encore sur Facebook. Par contre lui avait été prévenu de mon travail sur sa jeunesse mouvementée, le livre Nos Années Punk paru aux éditions Denoël. Il l’avait même récupéré m’apprendra-t-il.

Et puis la magie de Facebook a fait que nous sommes rentrés en contact, jusqu’à un déjeuner à Los Angeles au mois de juillet 2016 sur un restau du côté de Melrose avenue. Nous avions alors évoqué son livre qui n’en était qu’à ses débuts, un bouquin de mémoires qui raconte sa vie de bad boy ou de presque voyou post Starshooter. A la façon de Céline, avec toute la liberté qui le caractérise, il se livre et nous entraîne dans un LA que peu de gens connaissent. Pressing (c’est son titre) possède une verve rare. Une tranche de vie presque incroyable en tout cas inhabituelle. Alors pour en parler, on a profité de la fonction téléphone de Facebook.  

Après quelques années de chroniques américaines sur Facebook, voici ton premier livre autoédité. Comment est-il né ?
Phil Pressing : Tu viens de le dire sur Facebook. J’ai appris à écrire en direct j’ai envie de dire. Je postais des textes de plus en plus longs, et j’avais des retours, l’idée du livre ou plutôt de les réunir pour en faire un livre est née au fil des mois mais aussi des retours que cela entrainait. Je n’aurai jamais imaginé en être capable.

Il n’y a pas d’éditeur.
Phil Pressing : C’était plus simple que je m’en occupe. Personne n’en voulait, ou alors de petits éditeurs, comme j’étais parvenu à écrire ce livre tout seul je me suis dit que je pourrais l’éditer en suivant le même principe. Je le vends sur Amazon mais il y en a dans quelques magasins comme chez Joseph Gibert. Je trouve le résultat très honorable.

Ce livre commence là où s’arrête l’aventure du groupe Starshooter dans lequel tu as été batteur.
Phil Pressing : Exactement.

Vous étiez des copains de lycée.
Phil Pressing : Oui, Mickey est arrivé un peu après, mais avec Kent et Jello nous sommes au bahut ensemble, au lycée Saint-Exupery. Les gens de Marie et les Garçons ainsi que ceux d’Electric Callas le fréquentent également. Le groupe répètera chez moi dans une cabane au fond du jardin.

Pourquoi choisis-tu la batterie ?
Phil Pressing : Parce qu’il n’y a pas besoin de savoir jouer. Je suis tout sauf musicien.

Pourtant tu cosignes des morceaux sur le premier album.
Phil Pressing : Nous étions socialistes, mais en l’occurrence j’étais socialiste avec les créations de Kent… C’est lui le moteur principal du groupe coté musique, moi je m’occupais de l’habillage des pochettes par exemple, des posters, on se répartissait les taches. Je ne sais pas jouer, et ce n’est que depuis très récemment que je prends des cours.

Le premier déplacement important c’est le Golf Drouot, le 11 mars 1977 ?
Phil Pressing : Oui parceque au lieu de jouer devant les copains lyonnais on monte à la capitale. Et surtout ça correspond aux quelques lignes que Philippe Manœuvre nous consacre dans Rock & Folk. C’est à partir de là que tout va s’accélérer car grâce à ça on assure une première partie pour Jacques Higelin à Grenoble (4 mai 1977) et c’est là que Philippe Constantin nous repère. Quelques semaines plus tard on se retrouve en studio pour notre premier 45 tours « Get Baque », puis on passera l’été à Boulogne-Billancourt pour le premier album Starshooter.

Qui est très rock.
Phil Pressing : Oui.

Comment prenez-vous la photo du 45 tours « Pin-up blonde » dans ce supermarché ? Est-ce que le service de sécurité était réellement à vos trousses ?
Phil Pressing : Pas du tout. A partir du moment où l’on est signés chez Pathé Marconi, les portes s’ouvrent. Cette séance n’a pas été prises à l’arrache comme on pourrait le supposer, mais le fruit d’une véritable séance.

Et pour le premier album ?
Phil Pressing : Même chose, on voulait illustrer la chanson « 35 tonnes » et on s’est retrouvé dans ce parking de camions.

Qui est la jeune femme au volant ?
Phil Pressing : Aucune idée, une mannequin dépêchée par Pathé Marconi.

Ta sœur est déjà journaliste ?
Phil Pressing : Oui Elisabeth dit Elisabeth D. travaillait à Actuel elle en était même l’un des piliers. Aujourd’hui elle vit en Indonésie et fait dans l’humanitaire.

Qui a l’idée de couper le nom Starshooter ?
Phil Pressing : C’est moi, un peu par hasard, on cherchait une idée et je me revois donner un coup de ciseaux dans le nom, ça rendait bien on l’a gardé.

Le 10 juillet 1978 vous participez au festival Rock d’Ici à l’Olympia et c’est l’émeute les gens cassent les sièges suite à une injonction de Kent.
Phil Pressing : Kent avait fait référence à Gilbert Bécaud mais ce n’était ni méchant ni pervers. Exactement un an plus tôt, nous étions dans notre cave en train de répéter nos morceaux, et là à 20 ans nous nous retrouvons sur la scène de l’Olympia devant un public où ils sont comme des fous et chantent nos morceaux… C’est ce qui arrive à des groupes quand il est porté comme ça, mais il n’y a jamais eu chez Kent d’agressivité ni de méchanceté particulière. C’était plus une façon de faire la fête à 20 ans qui matchait avec l’époque.

Il y a le festival de Fourvière (29 juillet 1978) où vous vous retrouvez avec plusieurs groupes sur scène
Phil Pressing : Starshooter avait été extrêmement bien accueilli, par contre Marie et les Garçons a été immédiatement hué parce qu’il avait pris un virage disco. La réaction hostile du public a été immédiate et à ce moment-là, tout le monde est venu sur scène pour les soutenir : Starshooter, Bijou, Téléphone… Dès qu’ils sont entrés sur scène ils se sont fait jeter, leur morceau « Re Bop » n’était vraiment pas passé. Immédiatement ils ont eu droit à des jets de cannettes, etc. C’est à partir de ce moment-là ou presque sans se concerter on décide de les rejoindre, de venir les aider.

Par contre à Orange (le 14 juillet 1079), c’est ce que tu racontes dans ton livre, le défoulement est tel que tu te reçois une canette en pleine tronche.
Phil Pressing : Ça devait être une canette remplie ou un caillou car je suis bien esquinté, au point que l’on doit arrêter le concert.

Il me semblait qu’il avait continué, car tu précises dans ton livre que tu ne ressens pas vraiment de douleur.
Phil Pressing : Ça ne fait jamais vraiment mal sur le coup, c’est comme dans une bagarre, il y a trop d’adrénaline. Tu vois du sang, tu es sonné, mais la douleur en tant que telle elle ne vient qu’après. Surtout dans un concert…

Vous jouez en première partie d’Iggy Pop le 23 septembre 1977 à l’Hippodrome de Pantin.
Phil Pressing : Merci je ne me souvenais plus de la date, c’était juste après que nous signons avec Pathé Marconi. Le groupe anglais ne voulait pas que l’on change quoi que ce soit à ses balances, et en fait je me souviens d’un concert effroyable qui ne m’a laissé aucun souvenir particulier. C’était une salle immense, et nous n’avons eu aucun contact avec Iggy Pop, c’était un peu comme quand on croise les Rolling Stones, ils nous semblaient vieux, ils avaient 35 ans alors que nous nous n’en avions que 20. On a vaguement sympathisé mais au début on les snobait, nous n’étions pas du même monde.

Vous enregistrez au studio Pathé alors que les Stones sont dans la place.
Phil Pressing : C’est le moment où ils sont en train d’enregistrer l’album Some Girls. On vivait ensemble, c’était un gros studio, je me souviens d’un coin cuisine, d’un coin télé. Il y avait quatre studios occupés par les Rolling Stones, Téléphone, nous et Georges Jouvin et sa trompette d’or. On est restés quatre mois, et donc dès que t’allais aux chiottes tu croisais Keith Richards ou un autre. Jean-Louis avait prêté son train électrique à Mick Jagger qui lui a jamais rendu. Keith Richard avait sa Ferrari noire garée dehors qui n’a absolument pas bougé pendant toute cette période, mais c’était très convivial. Il n’y avait pas de garde du corps à cette époque.

Est-ce qu’on peut parler d’émulation ou de compétition avec Téléphone à cette époque ?
Phil Pressing : Je pense compétition. On s’entendait très bien, mais on était en compétition, ils vendaient plus que nous, avaient commencé plus tôt que nous, et du coup on aurait bien aimé prendre leur place. Mais on s’entendait bien comme avec pratiquement tous les groupes d’ailleurs. Il y avait juste une petite jalousie quand un groupe concrétisait quelque chose. Il n’y avait que Corine qui était une… Elle a toujours été comme ça avec tout le monde de toute façon.

J’ai toujours eu l’impression que dès le début, vous saviez que vous alliez arrêter à 25 ans.
Phil Pressing : C’est vrai. Maintenant si on avait vendu des millions de disques ça aurait peut-être été différent. En même temps on s’est cassé alors que nous avions un excellent contrat avec CBS, nous avions un contrat en or pour trois disques, mais on s’est cassé après le premier. Parce que ça ne marchait pas très bien. On aurait sans doute pu vivoter comme des centaines de groupes, on avait bien négocié la publicité aussi, mais en fait Kent en avait marre. Il voulait faire son truc solo. Et puis on réalisait qu’on ne se voyait pas vieillir dans ce business. Encore une fois les Stones nous paraissaient extrêmement vieux, parce qu’on avait 20 ans. Donc, on s’était dit qu’on arrêterait à 25 ans.

Il n’y a jamais eu de disque d’or.
Phil Pressing : Non. On n’a jamais dépassé les 100.000 sur un album.

Quel disque de Starshooter préfères-tu ?
Phil Pressing : Le premier Starshooter et le dernier Pas Fatigué. J’aime pas du tout le deuxième, je pense qu’on a fait une énorme erreur, j’en suis responsable aussi. L’erreur de pas comprendre que le rock était parti pour s’installer en France. Mais faut comprendre que quand on est arrivé il n’y avait personne. Ça n’existait pas qu’un groupe de rock chantant en français puisse fonctionner, ça n’existait pas en 1977. Après, avec le succès du premier album, on s’est posé la question suivante : Mais pourquoi on ne vend pas 300.000 ? On voyait les mecs faisant de la disco vendre plus que nous, et donc on s’est embarqués dans ce train-là. Kent aimait ça, il aimait jongler, passer d’un truc à l’autre. La couverture du deuxième album Mode nous a immédiatement coupé du public rock. Mais j’aimais ce chemin de traverse. Par contre, quand je regarde en arrière, aujourd’hui, je pense que sans ce faux pas nous aurions fait une carrière plus importante.

Sur le premier album il y a une jeune femme dans un camion, mais là sur Mode vous êtes tous avec une copine
Phil Pressing : Bah justement, ça faisait un peu disco, un peu décalé, même si maintenant je trouve qu’elle passe bien. J’ai lu quelque part que Nikola Sirkis avait déclaré : « On a fait Indochine à la sortie du deuxième album de Starshooter, parce qu’on s’est rendus compte qu’on pouvait faire du rock en français sans être rockers dans l’image. » C’est marrant car j’ai eu cette vision un peu décalée qui nous fera du mal, mais elle servira à en encourager d’autres. Il m’a fait beaucoup de mal cet album.

Avec une chanson signée Etienne Roda-Gil « Loukoum scandale ».
Phil Pressing : Oui mais encore une fois ce disque nous a fait trop de mal pour en garder un bon souvenir, ce n’est qu’aujourd’hui avec le recul que tout se tient. Il y a une cassure à ce moment-là avec le public des débuts et le problème c’est qu’on ne parvient pas à attraper l’autre. Et on ne s’est jamais vraiment remis de ce deuxième album.

Ce n’est plus assez rock et pas assez pop pour devenir grand public.
Phil Pressing : Exactement. Alors après on est revenus vers le rock, mais ce n’est qu’avec l’âge que l’on se rend compte que ce revirement est très très dur pour ne pas dire impossible.

Qui étaient ces jeunes femmes ?
Phil Pressing : Des mannequins payées par Pathé Marconi.

Que se passe-t-il avec Pathé Marconi ?
Phil Pressing : On arrive en fin de contrat, et Philippe Constantin part chez Virgin pour monter sa boîte d’édition. A ce moment-là on a l’embarras du choix, Virgin et CBS qui se bagarrent pour nous signer. Un peu comme si nous étions Neymar ou Mbappé. A notre niveau, mais on a CBS qui nous voulait, c’est Alain Levy qui nous demandait perso. Je me souviens être allé dans son bureau pour discuter. Les propositions étaient pour l’époque mirobolantes. On ne s’est jamais fâchés avec Pathé Marconi mais au bout de trois ans on voulait passer ailleurs, ils ne se sont pas battus pour nous garder, donc on est allé chez CBS. C’était un contrat en or, nous sommes quand même allés un mois et demi à Londres pour enregistrer. La campagne de pub c’était des affiches de 4 mètres sur 3.

Et pourtant ça s’arrête presque aussitôt.
Phil Pressing : Oui, par lassitude.

Toi tu as déjà une vie nocturne à ce moment-là ?
Phil Pressing : Moi j’ai toujours eu une vie nocturne, enfin aujourd’hui c’est terminé, je me lève désormais à l’heure où je me couchais à cette époque. C’est moi qui trainait au Palace, aux Bains Douches, qui rencontrait les journalistes, tout ce truc de marketing, de relations humaines. J’ai toujours eu cette envie. Après je rentre à Lyon pour ouvrir cette bijouterie et je me rends compte que c’est une catastrophe. Et là je pars en couille, je sors la nuit et je traine avec les gangsters. Ma vie change à ce moment-là et comme tu l’as dit le moment où le bouquin démarre.

Tu vas tomber amoureux de Kiki, comment la rencontres-tu ?
Phil Pressing : Elle faisait partie de la nuit, de la vie que je fréquentais, et je tombe amoureux d’elle et c’est comme ça que ça démarre. Mais dans le milieu c’était la femme de Gaëtan Zampa, et quand je la rencontre ce dernier vient de mourir en prison (le 16 août 1984). Elle était donc libre même si son nom lui assurait une sorte de protection, mais bon on tombe amoureux. C’est donc une histoire comme tant d’autre sauf qu’il y a quand même du tragique. Parce que quand tu tombes amoureux d’une prostituée en France, je me suis même marié avec elle avant de partir, et bien tu es proxénète. Je n’ai jamais été proxénète car je n’ai jamais pris d’argent à une fille, mais j’étais légalement dedans. J’étais même considéré comme un proxénète sérieux.

Kiki tu la rencontres à Paris ou à Lyon ?
Phil Pressing : A Lyon rue Mercière dans cette rue où il y avait les restaurants et les boîtes. Je ne me souviens pas du tout de la rencontre par contre.

Es-tu en contact avec d’autres figures, je pense à Madame Martini qui a des attaches avec Gaëtan Zampa ?
Phil Pressing : Non, car je ne suis pas du tout de ce milieu, et j’imagine que si j’en avais fait partie à l’heure qu’il est je serai mort. D’abord je ne suis pas un voyou, je les croise par Kiki qui elle, était complètement dedans. Une fois je me suis fait arrêter, je n’ai rien dit, alors que bien évidemment je connaissais tout le monde. Et comme je me suis retrouvé en prison, que je me suis tu au point de perdre ma bijouterie, les policiers m’ont mis le fisc sur le cul. J’aurais pu donner des noms, mais ce n’était pas non plus mon caractère. Je n’ai jamais fait partie du milieu, mais j’avais une sorte de respect. C’est à partir de ce moment-là, parce que je n’avais pas parler et parce que j’étais avec une fille connue que je suis devenu toléré.

Avec Kiki vous vous marriez et elle va t’accompagner aux Etats-Unis.
Phil Pressing : Oui, au moment où elle part nous étions sur écoute téléphonique, le matin où elle part ils frappent à sa porte. Ils m’arrêtent, elle va en prison et n’a pas pu sortir du territoire pendant de longs mois pour des histoires qui trainaient de la french connection. On s’est retrouvé à devoir des centaines de millions. Elle mettra un moment à me rejoindre, moi pendant ce tems-là, j’apprends l’anglais, l’espagnol, je travaille dans des usines de jeans à voir ce que je peux faire. Elle réussit à venir et restera avec moi jusqu’au bout.

Comment atterris-tu à Los Angeles ?
Phil Pressing : J’avais toujours voulu partir vivre aux Etats-Unis, il n’y a que la destination dont je n’étais pas sûr, Los Angeles ou New York. Je vais à Los Angeles par hasard, presque à pile ou face.

Alors que tu avais opté pour ce pseudo de Phil Pressing à l’époque de Starshooter, tu travailles dans le jean et tu repasses réellement des jeans dix ans plus tard.
Phil Pressing : C’est pour ça qu’on a gardé ce titre. Mais exactement, je faisais tout ce qui était finition du jean, de la teinture au lavage, le plier, l’emballer, apposer l’étiquette, le pressing en anglais.

Et ce pseudo t’était venu comment ?
Phil Pressing : N’importe comme, les autres s’appelaient Jello et Mickey. Ne me demande pas, c’était un truc de gamin, je n’ai aucune idée de la façon dont s’est venu. Jello c’était un truc de confiserie, Mickey c’est Mickey à la réflexion, il n’y a que Kent qui me semble plus intellectuel. Mais Pressing je ne sais plus du tout…

Et après le business de la fringue tu vas travailler dans les bateaux.
Phil Pressing : Oui mais j’ai envie de te dire quand même que ma femme se suicide. Elle avait déjà fait plusieurs tentatives par le passé, avant que je la connaisse. Elle se suicide et moi je laisse tout tomber. Je vais en prison 3 jours et quand je ressors je ne veux pas me plier à leurs envies. Mais quand elle se suicide je perds le business, heureusement j’ai un bateau et j’y habite. Je n’ai plus de voiture, plus d’argent, plus rien du tout. Je pars pendant un an sur la route à livrer des mobile home et des Harley. Je voyage à travers les Etats-Unis, et quand je ne voyage pas je commence à réparer des bateaux. Et ça fait vingt ans, ou depuis, j’ai une vie complètement tranquille.

Kiki t’épouse en 1986 ?
Phil Pressing : Oui j’arrive en juin 86 on s’est mariés en mars, elle voulait que l’on se marie avant que j’arrive. Elle se suicide une douzaine d’années après, je pourrai retrouver la date mais c’est quelque chose que j’ai effacé de ma mémoire. On vit douze ans ensemble aux Etats-Unis. Je le dis c’est l’un des trois femmes qui m’a fait pleurer avec les disparitions de ma grand-mère et de ma mère.

Propos recueillis par Christian Eudeline

A lire aussi la chronique du livre « Pressing »

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