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« En route pour l’exil » de Robert Greenfield

Le journaliste anglais Robert Greenfield doit tout ou presque aux Rolling Stones : renommé, sens à la vie, carrière et j’en passe. Deux ans ont suffit. En les suivant pour le magazine Rolling Stones (il était le seul journaliste et avait 21 ans) dans leur tournée anglaise de 1971 puis la folle expédition américaine de 1972 et aussi et surtout en étant présent à la villa Nellcôte en juin 71 pendant une partie de l’enregistrement d’Exil on Main Street, il reste un témoin privilégié de cette fascinante époque. Deux années comètes dont il a extrait 3 bouquins. Le premier « STP, à travers l’Amérique avec les Rolling Stones » commandé dès 1972 par un éditeur anglais alors qu’il venait de filer sa dem ‘ de Rolling Stone : son rédac chef lui ayant coupé son papier et le retirant de la fin de la tourné, remplacé par Truman Capote. On savait vivre à l’époque ! Le deuxième très justement intitulé « Exil on Main Street » retraçant ces semaines dans le sud de la France, entre drogue, soleil, fêtes et tentatives enregistrement. Tout bonnement la quête du malheur.

« En route pour l’exil » est donc le troisième ouvrage sur sa période Stones. Ecrit en 2014, Robert Greenfield y balaye la tournée anglaise, Nellcôte, les Etats Unis et la Jamaïque pendant l’enregistrement de « Goats Head Soup ». Le grand intérêt de ce troisième livre, c’est que l’auteur y dévoile les coulisses avec à la fois ses notes de l’époque et une sorte de corrections ou d’explication de texte contemporaine. Et de découvrir qu’il existe vraiment un monde entre la tournée anglaise de 1971 (avant le départ pour la France) presque normale et le grand barnum américain avec gardes du corps et défonce permanente. Ce qu’il en ressort ? Putain qu’est-ce qu’on se fait chier en tournée ! La drogue, les filles (et encore, ils sont accompagnés de leurs épouses respectives), la musique et l’éternelle attente d’un autre jour. La machine tourne à vide. Seconde leçon : Mick est le boss, Keith se fout de tout et les 3 autres (Mick Taylor, Bill et Charlie) comptent pour pas grand-chose. Charlie un peu moins, peut-être. Il n’y aurait pas leurs titres interplanétaires qu’on se demande à quoi tout cela mène.  Et puis on croise tous ceux qui se sont détruits à leur contact : musiciens, ingénieurs du son, dealers, amis, épouses… Un monde sans fin où Mick Jagger et Keith Richards sortent vainqueur à la fin. Et c’est là, toute la force de Charlie Watts !

Hervé Devallan
« En route pour l’exil » de Robert Greenfield aux éditions Castor Music, 202 pages, 20€

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