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Usé « Chien d’la casse »

L’univers binaire d’Usé est attachant. Un paradoxe pour une musique bricolée, minimaliste et pas vraiment optimiste… Allez comprendre. 

Usé chien d'la casseEspèce de pop garage bricolée à grand coup de sonorités électro, ce projet solo (depuis 2011) de l’amiénois Nicolas Belvatte égrène ses petites plages de plaisir noir. Pourquoi ? Parce qu’il sait aller à l’essentiel des sons et des mots dans un minimalisme consommé ; et parce que son acuité fulgurante à décrire une scène en deux mots confine à une disponibilité décuplée de l’auditeur. Ici, pas de « Je t’aime moi non plus », mais « Nuke moi encore ». Avec cet album et ce side projet, le membre de Headwar confirme qu’il un peu barré. Une douce folie qui électrise notre quotidien toujours à la recherche d’une porte de sortie sociale. Et politique, car il ne faut pas marcher sur les pompes bleues d’Usé. Lors des dernières élections municipales à Amiens, la liste « Parti sans cible » qu’il emmène a fait plus de 2% en mêlant Coluche, Groland et les Monty Pythons. « Ça a commencé après la fermeture de notre salle et un tas de poubelles non ramassées par les éboueurs. On se faisait chier depuis la fermeture de l’Accueil Froid alors on a meublé en créant un parti politique. »  Aujourd’hui ce premier album n’a pas pour vocation de poursuivre le combat, mais illustre bien l’originalité du monsieur qui a la nette tendance à aller au bout de ses idées. Sorte de Jessica 93 malmené, Usé livre la bande de notre futur urbain : sauvage et dont l’espérance repose sur un cri de meute et les tambours du Bronx. Chien d’la Ddasse ?

Hervé Devallan
Usé « Chien d’la casse » – (Born Bad) – 4/5

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