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Wukong « Wukong  & The Pilgrim Shadows »

Christopher Jacq n’est pas un inconnu pour les amateurs de Rock Made in France. Anglais habitant désormais à Pékin, il a de profondes attaches chez nous, ce qui explique la présence sur son nouvel album de musiciens comme Sébastien Chouard, Johan Asherton, JP Nataf, Jean-Christophe Urbain ou encore Jil Caplan.

Au tout début des années 1970, il commet un premier disque de folk psyché sous le nom de Season avec Patrick Arondel mais surtout un album avec Jay Alanski aux consonances free juste avant l’avènement du mouvement punk sous le nom de The Beautiful Losers, heureusement réédité depuis. Puis, au début des années 1980, il connaît un petit succès sous le nom de Christophe J. avec son 33 tours Sons Of Waterloo aux sonorités new wave. Et n’oubliera pas en 1992 d’enregistrer un CD avec Jiří Smetana le programmateur du Gibus et Peter Gunn, transfuge des Inmates.

Anglais habitant désormais à Pékin, il a de profondes attaches chez nous, ce qui explique la présence sur son nouvel album de musiciens au CV fournis : Sébastien Chouard (ex guitariste de Johnny, Adrienne Pauly et membre de County Jels) mais également Johan Asherton qu’il n’est nul besoin de présenter. JP Nataf, Jean-Christophe Urbain et Jil Caplan apparaissent également ici ou là…

Wukong est le nom de cet album qui dés le premier titre déclamé en mandarin (le seul) vous transporte à plusieurs milliers de kilomètres. Empruntant au mythe de cette créature mi simiesque mi homme qui prenait son bâton de pèlerin pour partir dans les montagnes et s’isoler du monde, le dépaysement est donc immédiatement garanti.

Il y a un côté onirique dans ces nouvelles compositions chantées en anglais, quelque part entre la pop des sixties dorées (oui on peut citer les Beach Boy sou les Zombies) avec un côté aussi très années 1990 dans certains filtres utilisés, on pense alors à Paul Roland.

Composées sur des guitares les chansons n’hésitent jamais à s’emparer de tambourins ou de percussions, ni à accélérer le tempo quelques poignées de secondes. La voix est extrêmement troublante, surtout lorsqu’en treizième plage « Austerlitz (Le soleil se couche) » elle s’exprime en français.

Et comme l’une de nos plages préférées était la sixième, à cause de ces harmonies vocales qui se répondent et s’enthousiasment de plus en plus vivement « Busy Queen« , on a voulu s’y attarder, comprendre peut-être le mystère de ce personnage qui parcourait la neige sur le livret intérieur. Lorsqu’on se rendit compte que ce n’était que l’histoire d’un homme qui cherchait sa part d’amour, une quête éternelle et infinie, on a eut une vision. La sagesse légendaire des pays d’Asie n’était pas qu’un mythe. Elle existe, Wukong l’a rencontré.

Le disque est une production indépendante, et si cela peut-être un véritable jeu de piste pour le dénicher, toujours se dire qu’au bout du chemin la lumière. Celle de chansons pop qui nous aideront à tenir tout l’hiver.

Christian Eudeline
Wukong « Wukong  & The Pilgrim Shadows » (Eléa) – 4/5

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