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Zoé Simpson « Femmes debout »

Quand les femmes s’en mêlent, Zoé Simpson n’est jamais loin. Bien accompagnée de ses ritournelles graves et pop, on se plait à partager un bout de chemin avec elle.

Zoé Simpson dresse le portrait des femmes. Qu’elles s’appellent Iphigénie, Lise ou Sarah, elles sont ici à la fois fortes et à quelque fois à terre, révoltées et amoureuses, filles ou mères, seules ou bien accompagnées ; elles flirtent avec notre inconscient, car on les a toutes croisées un jour. Ou l’autre. Et parce que Zoé Simpson a aussi une sacrée belle plume, elle arrive à les emmener là où il ne faut pas, comme sur « Novembre sous les cendres », la seule bonne et vraie chanson sur les attentats de novembre 2015. On pense alors au magnifique bouquin d’Erwan Larher « Le livre que je ne voulais pas écrire », les deux visions charnelles d’une même tragédie. La chanteuse peut donc s’autoriser des chemins jusqu’alors interdits comme « Caresse moi ». La poésie est toujours au rendez-vous. Il faut dire qu’elle traîne une belle hérédité : n’est-elle pas la petite fille d’un comédien qui fonda le Festival d’Avignon aux côté de Jean Vilar ? Les mots, elle connaît et elle pratique, déjà avec Les Valseuses en compagnie de Marianne Cadic et Laure Legoff. Deux femmes, et… un homme : Malcolm Crespin, qui compose la musique et produit l’album. Et celui là aussi. Surement incontournable. En tout cas nécessaire car « Femmes debout » c’est à la fois de la chanson française et… beaucoup plus que cela : des hymnes pop indés et surtout des cicatrices ouvertes que le sang de l’urgence ne referme jamais vraiment. Elle le dit: « Je ne suis pas une petite chose tombée du nid, je suis libre. J’enjambe ma grande timidité, mon introversion, je confronte la réalité à ma fantaisie, à l’absurde, je me décale et hop, j’avance. » L’autre force de cet album – et pas des moindres – c’est qu’il est aussi accessible aux hommes. Pour dire le talent de l’artiste ! Le seul bémol, ce faux air Mylen Farmer sur « J’avais des rêves ». Et une superbe surprise : la trompette jazzy de Stéphane Belmondo sur deux titres.

Hervé Devallan
Zoé Simpson « Femmes debout » (Auto production) – 4/5

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