
La ligne bleue sera toujours là pour nous guider
« Je perds ma chemise !» crie l’homme assis à côté de moi au comptoir du diner. Il se penche et montre l’app de la bourse sur son téléphone où figure le chiffre incriminé en rouge. Il continue à grommeler sur les milliers de dollars perdus dans des placements peu judicieux dans une société de Botox. Il s’avère qu’il est un joueur de cor de l’Orchestre Philharmonique de Philadelphie à la retraite. Toujours sur la route après une vie passée à l’arpenter. Il s’avère que nous n’avons ni l’un ni l’autre d’idée de où nous sommes, ville ou état. Le GPS ou Satnav dirige tellement notre destinée que nous n’avons plus besoin de savoir où nous sommes ; nous suivons la ligne bleue sur notre écran et nous nous arrêtons pour nous restaurer en sachant que la ligne bleue sera toujours là pour nous guider quand nous reviendrons derrière le volant.
J’essaie de modifier ma perspective
En passant à travers tous ces lieux, j’essaie de modifier ma perspective « d’étranger dans une ville étrangère » et de me souvenir que tout ceci est pour quelqu’un la réalité quotidienne, d’une familiarité ennuyeuse et sans intérêt jusqu’au point d’invisibilité. Cet angle de rue, ces marches, cet arrêt de bus font tous partie de la géographie psychique de quelqu’un. Ma propre ligne bleue me dirige hors de la ville, il est temps de prendre la direction de la terre de l’aviation pour un concert tardif au Hannah’s à Dayton, Ohio.
Barton H
Day 1 – New York : « J’ai le passeport et le visa »
Day 2 – New York : « Nous passons la rue Bleeker »
Day 3 – Sud de Manhattan : « Le secret est divulgué… »
Day 4 – East Village : « Un club qui me rappelle la scène londonienne »
Day 5 – Harlem : « Les guitares de Dylan étaient mal accordées »
Day 6 – West Chester : « Un club ouvert jusqu’à 3 heures du matin »
Day 7 – OFF
Day 8 – Washington : « Je voyage avec Harrison Ford dans une Wolkswagen »
Day 9 – Baltimore & more : « L’âge digital est mort »
